Mémoire - JL Pamart, son combat pour rénover les monuments 14-18

   Son combat pour rénover les monuments de 14-18

publié le mercredi 20 mars 2013

La zone de front, de Noyon à Soissons, recèle une centaine de monuments, selon Jean-Luc Pamart.

La zone de front, de Noyon à Soissons, recèle une centaine de monuments, selon Jean-Luc Pamart.

 

Le président de l'association « Soissonnais 14-18 » ne veut pas laisser passer le centenaire sans rénover les monuments. Il les évalue à une centaine dans son secteur.

 

«C 'EST maintenant ou jamais ! » Pour le président de « Soissonnais 14-18 », si rien n'est fait, au moment du centenaire, pour redonner un coup d'éclat aux édifices ou plaques liés au conflit de 1914-1918, plus personne ne s'en souciera par la suite…

Selon le responsable de cette association à qui le « patrimonial » tient à cœur, sur le front, de Noyon à Soissons, « c'est la der des der ». Aussi fait-il entendre sa voix, dans le cadre de la préparation des manifestations commémoratives. « Avant les petits fours, déjà, qu'on restaure le patrimoine ! » tempête-t-il. Et par là, il n'entend pas forcément d'importantes constructions : « Des monuments, des sculptures, des tombes, il y en a partout », affirme celui qui vit à Confrécourt, sur la commune de Nouvron-Vingré - « J'habite une terre », aime-t-il rappeler, vivant apparemment son engagement comme un devoir à ceux qui se sont battus là. Une centaine de réalisations sont concernées, d'après ses estimations. « Dans l'Aisne, nous avons le triste privilège d'être le département le plus touché. Les soldats et les familles ont voulu laisser des traces », relate-il constatant enfin à propos de ces témoignages : « Ils ont 80 ans et sont en train de se dégrader ».

L'appui d'un professionnel

Une famille a parfois posé un ouvrage, peut-être au milieu d'un champ ou perdu dans la forêt. Ces propriétés privées ne sont pas forcément prises en charge par un descendant, les personnes concernées ignorant peut-être avoir là un point de ralliement et les riverains ne sachant comment les joindre.

Intervenir ne serait pourtant pas forcément compliqué. « Rien que rendre visible les lettres… » souhaite Jean-Luc Pamart qui en voit tous les jours.
Dans certains cas, il ne demande même pas une intervention sur la construction elle-même. Il cite l'exemple du « Monument de la victoire du 18-Juillet 1918, sur la RN2, il n'y a pas d'accès. On a fait la quatre voies sans s'en occuper ! » Invité bien entendu aux commissions de préparation du centenaire, il relate avoir recensé une dizaine de réalisations dont le sort paraissait plus important. « Ils seront sauvés, pense-t-il, le reste, qu'est-ce qu'on en fait ? » Il ne veut pas forcément de grosses sommes d'argent ni faire venir des entreprises.

Des bénévoles pourraient peut-être intervenir mais « il faut des professionnels pour dire ce qu'il faut faire », souhaite Jean-Luc Pamart, désireux d'organiser des chantiers d'insertion bénéficiant de cet encadrement, par exemple en maçonnerie. Il pense voir au moins la mise en place d'un tel projet.
En attendant, le nombre de deux restaurations par an pendant les cinq ans du centenaire a été évoqué… « On est en train de faire la liste ! »

 

Dossier : Laurence Picano


Date de création : 20/03/2013 @ 15:34
Dernière modification : 20/03/2013 @ 15:36
Catégorie : Mémoire

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