Centenaire - La carrière de Confrécourt comble pour la messe du Centenaire

La carrière de Confrécourt comble pour la messe du Centenaire

Laurence PICANO, publié le

L'union-L'Ardennais

 

AISNE. Au moins 300 personnes étaient venues dans la creute de Confrécourt, où les soldats avaient aménagé une chapelle pendant la Grande Guerre, pour y célébrer une messe de Noël cent ans après.

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Les dures conditions dans lesquelles les fidèles ont suivi la messe hier soir à la carrière de Confrécourt n’ont pas rebuté plus de 300 personnes dont certaines étaient venues de Lyon, Nantes et Toulouse comme l’a rappelé Jean-Luc Pamart, président de Soissonnais 14-18. Il était aux anges pour cette dernière célébration du centenaire pour l’année 2014. C’était son projet, lui qui arpente et cultive à longueur d’année ces terres où sont tombés plus de 1000 soldats. Il pouvait se féliciter de la réussite du rendez-vous  : la chapelle était comble dans toute sa pronfondeur. Et ce, malgré l’obscurité du parcours de plusieurs dizaines de mètres dans la boue, la rigueur de la température et l’accueil spartiate puisqu’une partie de l’assistance a dû s’asseoir sur la terre battue. Comme les soldats cent ans avant !

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Un homme, vêtu exactement comme eux, parmi les premiers rangs, renforçait s’il en était besoin, la référence. Des comparaisons, il y en a eu, dans les paroles dites en cette soirée. L’évêque, qui avait choisi il y a un an et demi de venir célébrer cette messe, a parlé du Christ sur la Croix Brisée, tout près de là, et l’a comparé à Jésus, vers lequel il tenait à revenir en cette nuit, « tous deux ont confiance ». L’homme d’église a aussi rappelé l’action du père Doncœur « pour nous comme un exemple, comme une figure » et de « tous ces séminaristes qui ont donné leur vie, je crois qu’il y a eu 6000 qui sont tombés pendant cette guerre ». Le père Paul Doncœur, jésuite, Jean-Luc Pamart en a parlé aussi, soulignant son arrivée début janvier 1915 et de sa présence parmi les soldats, dans cette même chapelle. Il y a cent ans.

En face des orateurs, beaucoup d’enfants, des familles de poilus d’après les organisateurs, et aussi la chorale d’une communauté de jeunes venus en force, et dont la soliste a réchauffé l’atmosphère qui en avait bien besoin.

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La galère pour arriver et repartir

Pas de chance, il avait beaucoup plu les jours précédents. C’est dans la gadoue que les voitures se sont garées et c’est dans cette même terre mouillée que les piétons ont dû progresser dans le noir pendant peut-être près de 100 mètres puis descendre jusqu’à la carrière, au risque de tomber... Passons sur le fait de s’asseoir par terre pour assister à la célébration. Mais pour repartir, ce fut une autre paire de manches... Bien sûr, rebelote dans le noir et la boue à pied, à la différence que, cette fois, les malheureux étaient plus groupés. Mais, pour regagner son domicile avec les voitures pratiquement toutes embourbées, il a fallu mouiller sa chemise   !

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L'EVEQUE DE SOISSONS SE SOUVIENDRA LONGTEMPS

DE SA MESSE EN CARRIERE DE CONFRECOURT LA NUIT DE NOEL

L'UNION du 7 février 2015

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Mgr Giraud avait visité cette sorte de grotte nommée carrière du 1er Zouaves à deux ou trois reprises, mais cette expérience du 24 décembre 2014 l’a tant marqué qu’il est retourné depuis dans ces lieux pour célébrer un office sous terre avec soixante-quinze séminaristes.

Une renaissance pour cet autel dans le  théâtre de la Grande Guerre où officiait le père Doncoeur.


Date de création : 25/12/2014 @ 21:54
Dernière modification : 07/02/2015 @ 09:43
Catégorie : Centenaire

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