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Exposition 2015 - Quelques éclairages sur nos scènes "Soissonnais 1915, les tranchées"

Soissonnais 1915, les tranchées

Centenaire - Programme des manifestations de Soissonnais 14-18

exposition septembre -décembre 2015 - Quelques éclairages sur nos scènes

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L'année 1915

est présentée dans l'entrée:

 

Janvier

 

 

8 au 13 : Bataille de Crouy.

 

 

Février

 

13 : Exécution du soldat Bersot du 60e R.I. à Fontenoy (affaire du Pantalon)

20 : Le 67e R.I. de Soissons attaque aux Eparges et prend possession d'une partie       de la crête.

22 : Le général Nivelle prend le commandement de la 61e division.

 

 

 

Mars

 

11 : Blessure des généraux Maunoury (commandant la 6e armée) et de Villaret     (commandant le 7e corps d’armée) dans une tranchée au nord de Vingré.

27 : Le 54e R.I. de Compiègne est engagé sur la crête des Eparges et conquiert la position qui lui est assignée.

 

 

 

Avril

 

  8 : Louis Pergaud, auteur de la Guerre des Boutons, disparaît devant Marchéville-en-Woëvre.

22 : 1ère utilisation des gaz asphyxiants par les Allemands en Flandre, dans la région d’Ypres.

25 : Maurice Genevoix est grièvement blessé à la Tranchée de Calonne près des Eparges.

       Début des opérations dans les Dardanelles (jusqu’au 11 janvier 1916). Les troupes alliées débarquent à Gallipoli.

 

Dans l’empire turc, début du génocide arménien.

 

 

 

Mai

 

  7 : Torpillage du paquebot britannique Lusitania.

  9 : Début de la bataille d’Artois (jusqu’au 16 juin).

23 : L’Italie entre en guerre aux côtés des Alliés.

 

 

 

Juin

 

6 au 16: Bataille de Quennevières

 

 

 

Juillet

 

18 : Inauguration de l'autel de la chapelle du 67e R.I.T. dans la carrière de Berry

19 : 1ère victoire aérienne de Georges Guynemer au-dessus de Septmonts.

 

Les artilleurs du 47e R.A.C. terminent le monument au bord de la route de Vic-sur-Aisne à St-Christophe-à-Berry.

 

 

 

Août

 

23 : A Rethondes, Raymond Poincaré, président de la République, et Albert 1er, roi des Belges, remettent les drapeaux au 174e R.I., au 2e Régiment Mixte et au Régiment Marocain.

 

 

 

Septembre

 

25 : Début de l’offensive française en Champagne (jusqu’au 16 novembre)

 

 

 

Octobre

 

  5 : Les premières troupes françaises débarquent à Salonique.

       Entrée en guerre de la Bulgarie aux côtés des Puissances Centrales

 

 

 

Décembre

 

  2 : Le général Joffre est nommé commandant en chef des armées françaises.

21 : Retrait des troupes franco-britanniques des Dardanelles

25-26 : Journée du Poilu

 

 

 

1915, c’est aussi l’année des combats

d’Argonne, de Vauquois, des Vosges et d’Alsace.

 

348 860 : Estimation des tués et disparus dans l'armée française pour l'année 1915

 

Pour information 

1914 : 301 350, 1916 : 252 264, 1917 : 163 665, 1918 : 235 480, 1919 : 19 537

Pour l'ensemble du conflit : 1 321 156 (Chiffres publiés au Journal Officiel en 1920)

 

 

CROQUIS DU PANORAMA DE VINGRE-CONFRECOURT EN AVRIL, MAI, JUIN 1915

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Ces dessins proviennent d’un carnet de croquis offert en juin 1915 au général de Villaret, commandant le 7e corps d’armée, par le général Lacotte, commandant la 28e brigade. Ils montrent différents panoramas du secteur tenu par les régiments de la brigade Lacotte (35e et 42e R.I.) lorsque celle-ci occupe les tranchées de Vingré-Confrécourt en avril, mai et juin 1915.

 

La 28e brigade associée à la 27e (44e et 60e R.I.) forment la 14e division d’infanterie. Elles gardent le front depuis Vingré jusque Fontenoy de la fin du mois de janvier au début du mois d’août 1915.

 

Placés sur un fond de carte emprunté au journal des marches et opérations de la 28e brigade :

Les lettres de A à H désignent les sous-secteurs,

Les numéros correspondent aux planches présentées,

Les flèches indiquent la direction générale du point de vue depuis le poste d’observation.

 

Nous remercions la famille du général de Villaret de nous avoir permis de présenter ce document exceptionnel (collection privée de Claire de Villaret).

RETROUVEZ L'ARTICLE DEDIE A CLAIRE DE VILLARET ICI.

 

LA SCENE DE LA TRAGIQUE INSPECTION

DES DEUX GENERAUX MAUNOURY ET VILLARET

DU 11 MARS 2015

 TRANSMISE DE LA MAIN DE  LOUIS CATTOIS, 42e RI

RETROUVEZ L'ARTICLE POSTERIEUR présentant cette inspection avec l'analyse des documents historiques fournis en 2016 par Claire de Villaret ICI.

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Scène reconstituant cette inspection du 11 mars 1915 dan les tranchées » à Vingré avec la seonde plque commémorative dans la tranchée Poncet.

 

Le 11 mars 1915, vers 4 heures de l’après-midi, par une belle journée ensoleillée, je revenais de régler une mitrailleuse pour effectuer un tir indirect sur le ravin de Morsain. J’aperçus dans l’entonnoir un groupe assez nombreux débouchant du secteur du régiment voisin. Je m’approchai rapidement et me trouvai en présence du général Maunoury, commandant la VIe armée, en compagnie du général de Villaret, commandant le 7e corps, venus là en quête d’un terrain d’attaque pour une opération ultérieure. Ils étaient accompagnés de deux ou trois officiers d’ordonnance, dont un chef d’escadrons de chasseurs à cheval, portant une superbe et impeccable tunique bleu ciel, qui tranchait étrangement sur nos capotes bleu foncé, pleines de boue, nos képis couverts de manchons bleus et nos pantalons rouges dissimulés par des fourreaux bleu sale. Je me présentai, un peu sidéré de me trouver brusquement, moi, tout jeune sous-lieutenant de vingt-deux ans, nez à nez avec de telles « huiles » que je n’avais jamais vues et que je n’identifiais que par leurs étoiles sur les manches de capote et leurs képis à feuilles de chênes. J’expliquai le pourquoi de cet entonnoir et les travaux que nous exécutions. Ils en parcoururent le pourtour extérieur, et, reprenant la tranchée normale, je leur signalai un passage particulièrement dangereux : attention, baissez-vous et passez vite ! Le général de Villaret, qui était en tête, monte sur la banquette de tir, jette un coup d’œil par le créneau et, s’effaçant sur la droite : Oh ! regardez donc, mon général, c’est très intéressant ! Qu’avait-il donc vu de si curieux ? Pour nous, les habitués du coin, rien… Toujours est-il que le général Maunoury regarde et… s’effondre aussitôt !

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Scène imaginaire dessinée sur une carte postale répandue publiée en 1915 et 1916 à Paris avec en légende  "Les Généraux de MAUNOURY et VILLARET  blessés par la même balle, dans les tranchées de 1ère ligne".

 

Le guetteur d’en face a son arme pointée d’avance ; ayant vu notre créneau éclairé s’obscurcir, s’éclairer et s’obscurcir de nouveau, il n’allait pas manquer son coup. Je laisse deviner l’émotion provoquée par la petite troupe : Oh ! ils nous l’ont tué ! s’écria l’un des officiers d’ordonnance. Le général de Villaret qui s’était courbé brusquement, redressait déjà sa haute taille et se faisait un pansement au front avec son mouchoir. La blessure de Maunoury était affreuse : l’œil gauche arraché, ainsi que la joue et le maxillaire supérieur broyé. On a retrouvé la joue collée sur un piquet. Je me précipitai au téléphone pour alerter le chef de bataillon, le médecin auxiliaire du premier poste de secours et les brancardiers. Villaret était resté très crâne, à tel point que nous le croyons seulement écorché, alors qu’il dut être trépané. Les deux généraux ont été blessés par la même balle allemande qui, en frappant le créneau, s’est dédoublée. On pense qu’il s’agissait d’une balle retournée dans sa douille, car les Boches étaient assez coutumiers du fait.

Les premiers pansements terminés, on se mit en marche à travers les boyaux vers le poste de secours, aussi rapidement que possible, car les Allemands, sans savoir quoi, n’étaient pas sans avoir entendu qu’il s’était passé quelque chose et redoublaient l’intensité de leur tir de minnenwerfer. En avant marchait le « toubib », suivi de deux brancardiers qui portaient Maunoury ; derrière, toujours très droit, de Villaret, puis les officiers d’ordonnance. Enfin, je fermais la marche, portant le képi rouge et or du commandant d’armée, méditant sur l’exemple de ce grand chef, d’autant plus respecté qu’il semblait plus lointain, et qui tombait en première ligne au milieu de ses poilus qui ne l’avaient jamais tant vu, bien qu’il les eût déjà conduits sur l’Ourcq à la victoire, et donnant ainsi à tous un exemple magnifique.

Cependant, la blessure du général Maunoury ne devait pas être mortelle : aucune fièvre ne l’a suivie et le chef de la VIe armée a pu remercier d’un sourire et d’un geste le président de la République, Raymond Poincaré, qui, le lendemain, vint à son chevet pour lui remettre au nom de la France, la Médaille militaire. Il devait mourir aveugle, huit ans plus tard, en 1923, à soixante-seize ans et fut nommé maréchal de France à titre posthume.

 

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Ecoutez Jean-Luc Pamart évoquer cet épisode lors d'une visite de carrière ultérieure:

 

 

RETROUVEZ L'ARTICLE présentant la venue de la descendante du Général de Villaret ICI.

 

 

 

 

LA SCENE DE FOOTBALL

A AUTRECHES

EN FEVRIER 2015

 

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La scène de février 1915 illustre un épisode tragique d'Autrêches que narre Richard Dehmel,engagé volontaire à l'âge de 51 ans pour la durée de la guerre, affecté à la 2ème compagnie du I.R.31 d'Altona.

Cette pierre tombale a été retrouvée  à la fin des années 90 par l'association lors du creusement des fondations d'une maison sur le site du cimetière allemand de front. Cette stèle, et les nombreuses autres alors sauvegardées, avait été couchée en terre au moment où les corps avaient été relevés et transportés  dans la fosse commune du cimetière de Nampcel au début des années 1920.

Elle entra alors en résonnance avec les écrits de Richard Dehmel du 10 février 1915 sur Audignicourt.

Puis vient l'année 1914 où Philippe Tardieu dénicha la photo de cette tombe, alors intacte. L'éclatement de la dalle retrouvée correspond visiblement à un coup d'obus reçu dans le cimetière.

Les boulets quant à eux sont ceux retrouvés dans le site de cantonnement de ce I.R. 31, dans la carrière Saint-Victor, boulet du XIXè siècle réutilisé en début de guerre, pré-découpé pour éclater en 6 morceaux. Ils illustrent ici la scène décrite par le combattant du jeu de foot.

 

« Audignicourt, le 10 février 1915

Brouillard et vent.

Le docteur M. m'a conduit en auto dans la matinée jusqu'à la compagnie. Ici j'ai été salué par une bonne et une mauvaise nouvelle. La triste d'abord : peu avant le départ d'Autrêches, un obus non éclaté qui se trouvait déjà depuis un certain temps dans la ferme et avec lequel les hommes jouaient de temps en temps, avait soudainement explosé et avait tué sur le champ 4 hommes de notre M.G.K. [compagnie de mitrailleuses] et blessé 3 autres d'une compagnie voisine si grièvement qu'ils sont tous morts par la suite. Et la nouvelle joyeuse : lorsque nous étions placés en réserve, nous avons à nouveau été autorisés à faire de la musique au régiment... »

Extrait du journal de guerre du poète allemand Richard Dehmel, Zwischen Volk und Menscheit [Entre peuple et humanité], Kriegstagebuch, Berlin, S.Fischer, 1919, 494 p.

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Richard Dehmel, engagé volontaire à l'âge de 51 ans pour la durée de la guerre, affecté à la 2ème compagnie du I.R.31 d'Altona.

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Une autre des pierres tombales d'un musketier retrouvées dans le cimetière allemand de front d'Autrêches dont nous avons la trace photographique. La bâche en arrière-plan est donc placée ici à dessein dans cette scène de cimetière.

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Une autre des pierres tombales d'un  retrouvées dans le cimetière allemand de front d'Autrêches.

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Une autre des pierres tombales d'un musketier retrouvées dans le cimetière allemand de front d'Autrêches tombé le 29 mars 1915.

 

DIVERS VESTIGES ET OBJETS PRESENTES

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Morceaux de pierre sauvegardés de l'autel du 72e R.I.T. érigé le 3 juin 1915.

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Chemise française réglementaire à rayures datée 1910, paire de bretelles réglementaires et cravate réglementaire marquée du 134e de ligne, tels observables sur l'affiche publicitaire Rizla.

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Divers coupe-coupe, couteaux, poignards et stylets.

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Poignard de tranchée, "le clou", et son étui en bois artisanal.

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Bombe de tranchée en tôle et bois pour mortier de 58.

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Casque Adrian génie porté à partir de septembre 1915.

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Coffret de zinc habillé de bois servant de protection contre les gaz pour les pigeons voyageurs.

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Petit flacon en verre contenant des neutralisants, hyposulfite de soude et borax dissous dans de l'eau glycérinée.

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Périscope de tranchée impacté portant l'inscription "216e R.I. 22e compagnie".

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Divers obus et coupe de projectiles.

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Pierres sauvegardées par l'association lors de fouilles de sauvegarde sur une entrée de carrière où cantonnait le I.R. 31.

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Reconstitution d'une entrée de sape allemande. Moulage du graffiti "Gott Strasse England. Gluck Auf".

 

Retrouvez les articles de presse concernant l'exposition:

Guerre des tranchées ICI.
Une tranchée de 1915 reconstituée ICI.
Année de la souffrance ICI.

1915, les tranchées à Vic ICI.

Dans les tranchées de la terrible année 1915 ICI.

 

Retrouvez le reportage photographique des préparatifs ICI.

Retrouvez le reportage photographique du vernissage ICI.

Retrouvez le reportage photographique sur l'exposition ICI.

 

Retrouvez l'ensemble du travail mené autour du Centenaire ICI.

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Date de création : 18/09/2015 @ 18:18
Dernière modification : 02/01/2017 @ 14:00
Catégorie : Exposition 2015

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