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Histoire
Benoît Fournier vient d'une famille d'agriculteurs, originaire de la Loire. Il a grandi à Saint-Martin d'Estréaux. Lors que la Guerre a éclaté, il était jardinier à l'Ecole de l'Oratoire, à Caluire. Il habitait avec sa famille sur place, dans une dépendance de l'école. Au début de la Grande Guerre, Benoît Fournier était veuf et remarié, et père de deux enfants, un garçon et une fille. Il avait plus de trente ans. Il a été mobilisé le 3 août. Il est parti pour Saint-Etienne pour rejoindre la caserne Colonel Combe, de Roanne. Il a été par la suite à Vingré et a assisté à l'exécution des cinq fusillés le 3 décembre 1914, épisode qu'il relate dans son journal.
Contribution au nom de
Claude Fournier
Personne 1
Benoît Fournier
Lieu de naissance
Saint-Martin d'Estréaux
Lieu de décès
Lyon
Personne 2
Jeanne et Philippe Fournier
Description sommaire des documents / objets
Quelques pages du journal intime de Benoît Fournier, soldat, chargé du ravitaillement.
- See more at: http://www.europeana1914-1918.fr/fr/contributions/7468#prettyPhoto
Benoît Fournier vient d'une famille d'agriculteurs, originaire de la Loire. Il a grandi à Saint-Martin d'Estréaux. Lors que la Guerre a éclaté, il était jardinier à l'Ecole de l'Oratoire, à Caluire. Il habitait avec sa famille sur place, dans une dépendance de l'école. Au début de la Grande Guerre, Benoît Fournier était veuf et remarié, et père de deux enfants, un garçon et une fille. Il avait plus de trente ans. Il a été mobilisé le 3 août. Il est parti pour Saint-Etienne pour rejoindre la caserne Colonel Combe, de Roanne. Il a été par la suite à Vingré et a assisté à l'exécution des cinq fusillés le 3 décembre 1914, épisode qu'il relate dans son journal. - See more at: http://www.europeana1914-1918.fr/fr/contributions/7468#prettyPhoto

LES INNOCENTS DE VINGRE

CHANSON ANONYME DE 1921

Sur l'air de Mère et Maman

grâce aux talentueux artistes Clélia Bressat-Blum & Rémo Gary

 

Ce player vous permet l'écoute:

 

Nous avons l'immense plaisir de partager avec vous le cadeau offert par nos amis à l'occasion des 30 ans de notre association. Nous avions pu l'écouter en avant-première début novembre 2016. Merci à eux:

Paroles : anonyme

Musique  : E. Gavel sur l'air de Mère et Maman

Musicienne : Clélia Bressat-Blum, enregistrement de la musique et arrangement.

Enregistrement de la voix  et mixage : Luc Échampard 

Interprète : Rémo Gary

Date : novembre 2016

Intercesseur : Claire de Villaret

 

 

C'était six gars contents de vivre
Qu'avaient du prendre le flingot
Pour que la France puisse vivre
Ils firent la chasse aux Corbeaux
Mais dans la tranchée
Pas trop exposée
Un ordre leur vint : Ne restez pas là ! 
Et sans plus rien dire
Vite ils obéirent
Car les petits gars étaient de bons soldats
Mais l'ordre donné fut désapprouvé
Et d'abandon d'poste ils furent accusés

Au front : Justice est bientôt faite
Le Conseil de Guerre est constitué
La trahison semble parfaite
Et la sentence est : Fusillés !
Personn' ne veut croire
A leur triste histoire
De l'ordre donné, trace on trouverait
Peur ou négligence
C'est trahir la France
Et tous au poteau, on les emmenait
Leurs femm's et leurs goss's n'osaient les pleurer
Rougissant d'porter un nom si taré !

Soudain un grand coup de théâtre
Les fusillés sont innocents
Et dans un grand amphithéâtre
On le proclame solennell'ment
Et les pauvres veuves
En rob's noires neuves
Écoutent ces mots "Au nom de la nation !
Que justice se fasse
Que la tach' s'efface
C'est le jour de la réhabilitation"
Puis on leur vota une somme d'argent
Mais c'la n'efface pas la tache de sang

 

Refrain:
Quelle sinistre erreur, quelle chose atroce
D'avoir fusillé ainsi ces pauvr's gars
Faut-il que vraiment les homm's soient féroces
Pour que l'idée d'mort ne les arrêt' pas !
Il est bien assez de peines sévères
Vous pouviez choisir parmi ell's, pourtant
Mais, par crainte d'une erreur judiciaire
Vous ne deviez pas fair' verser leur sang !

 

mere_et_maman001.jpg

innocents004a.jpg

communiqué par Bruno Blanche, Histoire de France en chansons

 

 

 

Ma p'tite Lucie

CHANSON de 2017

Alain Paolantonacci a écrit en août 2017 ce texte, touché par l'histoire de ces six fusillés, par "l'horreur indicible" que lui inspire la guerre, par cette "lettre à Lucie Floch" qui l'a "bouleversé, non seulement par l'inhumaine injustice que relate très sobrement Henri mais aussi, justement, par sa sobriété et sa dignité".  Les paroles et l'enregistrement nous ont été offerts en janvier 2019.

 

Ma p’tite Lucie, ma chère Lucie

Ainsi commençait son récit

Dans sa toute dernière lettre

Un peu avant de disparaître.

Caporal de la grande guerre

Henri Floch ne s’attendait guère,

Rescapé de tant de fournaises,

A tomber sous des balles françaises.

  

L’attaque ennemie, le repli,

L’ordre inavoué, le déni,

Un général, l’obéissance,

La cour martiale et la sentence…

Ils ont voulu quelques exemples,

Des malheureux que l’on contemple...

Pour la terreur, les fusiller

Sous l’œil sec des autorités.

 

Les mots d’Henri pleins de chagrin

La veille de son dernier matin,

La dignité entre les lignes

Et sa noblesse quand il signe

En s’inquiétant de l’embarras

Où Lucie se retrouvera

Après le forfait de nos armes

Sur lui et ses cinq frères d’armes.

 

On les dits «martyrs de Vingré »

Lieu où on a cru les juger

Ils pouvaient mourir pour la France

Mais ils seraient morts par la France

Si l’on allait seulement penser

Que des brutes pouvaient l’incarner.

Car les plus dignes de ses enfants

N’auraient jamais versé leur sang.

 

La honte, le dégoût, la colère

Qui montent, que peut-on en faire ?

Avec un siècle de retard

Peut-on encore parler d’espoir ?

L’Europe ne s’est plus déchirée,

Les fauves tournent, désarmés.

L’amitié, seule, peut les faire taire

Pour enfin pacifier la Terre.

 

 

Ma p’tite Lucie, ma chère Lucie

Il demandait pardon aussi.

Mais c’est nous qui voudrions le faire,

Vivants qui nous sentons ses frères

S’il y avait un fil invisible

Nous reliant, rendant possible

L’essor de la fraternité

Dans un monde enfin enchanté.

 

Ce player permet l'écoute:                                                       


Date de création : 24/11/2015 @ 21:56
Dernière modification : 20/01/2019 @ 11:38
Catégorie : - Les 6 fusillés
Page lue 4 fois

Réactions à cet article

Réaction n°5 

par Alain_Pao le 06/02/2019 @ 22:39

Avec toute mon estime pour votre engagement.


Réaction n°4 

par jacques_72 le 20/11/2018 @ 18:28

Encore plus émouvant d'entendre cette chanson que de lire le récit de ce terrible drame de Vingré.


Réaction n°3 

par Alain_PAOLANTONACCI le 19/11/2018 @ 23:19

En 2017,  j'ai été sollicité pour concevoir et donner un concert sur les thèmes de la paix et de la fraternité pour commémorer l'armistice de 1918 à Castelneau-Valence, dans le Gard.

Ce fut l'occasion de réaliser un vieux projet: écrire une chanson en hommage à Henri Floch dont j'avais lu la dernière lettre à son épouse Lucie en 1998. Pendant ce concert où il était question de commémorer le 11 novembre "autrement", j'ai donc pu chanter "Ma p'tite Lucie" après avoir lu la lettre d'Henri.

Mais j'avais aussi l'espoir de faire entendre cette chanson aux descendants d'Henri et Lucie Floch. Pour cela, j'ai contacté votre association dont m'avait parlé Rémo Gary.                    

     Alain PAO


Réaction n°2 

par Claire le 22/01/2016 @ 20:53

Bravo. Quel travail remarquable. Attendons la version sonore maintenant.


Réaction n°1 

par Claire1944 le 25/11/2015 @ 07:27

Peux-t-on connaître l'auteur ? Et en quelle année ? Bravo Isabelle pour cette mise en ligne. Il faut déchiffrer la partition maintenant.


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