Les Carrières - L'empreinte des poilus dans la pierre

L'empreinte des poilus dans la pierre du Soissonnais

Publié le Lundi 22 Août 2016, par Laurence PICANO

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Des milliers de soldats ont séjourné sous terre dans la carrière de Confrécourt à Nouvron-Vingré. Ils y ont laissé inscriptions et dessins.

 

C’est "un livre d’or des poilus sculpté dans la pierre." Nul besoin de demander à Jean-Luc Pamart s’il trouve que les gravures de la carrière de Confrécourt sont précieuses. Elles sont à l’origine de l’association Soissonnais 14-18 qu’il préside. Debout devant une Marianne, véritable œuvre d’art, il montre un sillon sous le portrait féminin : « Ils voulaient la voler », assure-t-il à propos des auteurs de cet acte. Aussi a-t-il, avec d’autres passionnés, décidé de fermer ce site de Nouvron-Vingré, petite commune à une vingtaine de kilomètres de Soissons non loin du département de l’Oise. Ainsi est née l’association qui va fêter ses trente ans.

Une lampe à la main, cet agriculteur est toujours aussi touché par ce qu’ont vécu ces soldats pendant la Grande Guerre, sur cette zone de front où il vit. Comme trois autres membres de l’association Soissonnais 14-18, il guide les visiteurs lors des rendez-vous mensuels de mars à septembre où à la demande. « Ce qui m’émeut le plus, ce sont les petites choses, les petites traces laissées avant de monter en première ligne. C’est une atmosphère, on est dans le noir, on découvre avec la lampe, chacun fait sa découverte. » Et des découvertes, l’association en a encore fait une, il y a un an environ avec une gravure symbolisant, à une des entrées de la caverne, la compagnie de mitrailleuses du 1 er  Zouave. En regardant la petite tête de zouave avec le croissant, on imagine le moment passé par le graveur à peaufiner son ouvrage. Car de beaux dessins, il y en a aussi, à côté des messages destinés à laisser un souvenir en cas de décès. « Il y avait de véritables artistes », convient l’Axonais.

Ils étaient « 2 000 à 3 000 selon les années », sous la terre, attendant de partir au combat. « Au-dessus de la chapelle, l’escalier qui monte les mène en première ligne, ils vont atteindre la Croix brisée (petit bosquet désormais orné d’un Christ sur une croix effondrée, NDLR) en passant par des boyaux. » Certains ont donc inscrit leur nom ou celui de leurs proches, une date, ont mentionné leur régiment : « leur mémoire, leur espoir, leur désespoir », détaille le président.

Ces hommes avaient déjà vécu des aventures et bien voyagé. « C’est la carrière du 1 er  Zouave, ce régiment qui revenait d’Algérie où les soldats avaient fait la pacification. Ils étaient là de mai à septembre 1916, il y a pile 100 ans », souligne Jean-Luc Pamart.

Située sur le périmètre d’un chemin de grande randonnée, la caverne peut être contemplée de dehors : « On voit l’entrée et quelques sculptures », indique le président de Soissonnais 14-18. Les randonneurs font d’ailleurs partie des groupes qui demandent une visite avec les militaires. Sans oublier les familles en pèlerinage.

Le premier dimanche du mois à 15 heures, rendez-vous à la Croix-Brisée. Pour des visites en anglais, s’adresser à l’office de tourisme de Vic-sur-Aisne.

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Version en ligne ci-dessus; version papier ci-dessous.

 

La trace des poilus dans la pierre, la carrière de Confrécourt

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Date de création : 22/08/2016 @ 16:46
Dernière modification : 23/08/2016 @ 22:01
Catégorie : Les Carrières

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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Alexis le 22/08/2016 @ 18:58

Bonjour,
voici le nouvel article sur notre association, paru ce jour:
Un lieu, une histoire, les carrières de Confrécourt.


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