Centenaire - La bataille a commencéà Soissons pour célébrer l'offensive de 1917

La bataille a commencé à Soissons pour célébrer l'offensive de 1917

Laurence PICANO, L'Union, 26 août 2016

union.jpg

 

26aout16jlp.jpg

Soissonnais 14-18 proposait d’investir tout l’Arsenal pour le centenaire d’octobre1917. La mairie a préféré une exposition déjà existante et suggère à l’association d’animer une vitrine.

 

 

 

union26aout161.jpg

union26aout162.jpg

« Nous n’avons jamais travaillé à Soissons ! ». Quand on s’appelle Soissonnais 14-18, c’est un peu embêtant. Le président, Jean-Luc Pamart, croyait tenir la bonne occasion, avec le centenaire d’octobre 1917 lorsque, après la bataille de la Malmaison, les Allemands se sont repliés. Il se voyait déjà exposer au musée de l’Arsenal. Il est déçu : « La Ville préfère une exposition clé en main qui a déjà été présentée ailleurs », déplore-t-il. La municipalité, par la voix de François Hanse, adjoint à la Culture, a un autre point de vue : « je n’ai pas eu de projet, pas de financement, pas de croquis ni de maquette », proteste l’élu qui, visiblement, voulait plus de professionnalisme pour le musée de Soissons, « labellisé ». Il rappelle avoir des comptes à rendre à la Direction régionale des Affaires culturelles (Drac).

Les comptes, parlons-en, puisque d’après Jean-Luc Pamart, l’exposition coûterait 40 000 €, soit le double de ce que l’association aurait demandé, dit-il. Pas de confirmation du côté de François Hanse qui affirme ne pas avoir eu de budget de la part de l’association. Trois rencontres ont pourtant eu lieu entre les uns et les autres. Selon l’élu, il n’en serait rien sorti d’assez précis et concret. « J’ai beaucoup de respect pour les passionnés de cette association et de la Société historique », rappelle l’adjoint, visiblement désireux de garder de bonnes relations avec Jean-Luc Pamart, mais aussi Denis Rolland, président de la Société historique et membre de Soissonnais 14-18. Et il fait une proposition : « je n’ai pas fermé la porte. Ils pourraient bénéficier de la galerie du CCEA [Centre de Conservation et d’Etude Archéologique NDLR]. Il y a une magnifique vitrine, ils pourraient l’animer et la faire évoluer la renouveler ». Ca l’arrangerait même, lui qui trouve cet espace un peu figé depuis le début. Quant au centenaire, « la Ville souhaite ardemment participer à ces commémorations ». Au moins un point sur lequel tout le monde est d’accord.

Si le grand public a en tête le Chemin des Dames où se trouve le fort de la Malmaison, pour ce tournant victorieux d’octobre 1917, Jean-Luc Pamart fait en effet remarquer que « cette victoire, elle est partie de Soissons ». Et d’ailleurs : « Le président de la République était venu à Soissons, tout le monde fêtait ça ! Les trophées pris aux Allemands étaient exposés à Saint-Jean-des-Vignes ». C’est justement là qu’il voulait célébrer le centenaire de cet évènement. En 2014 et 2015, l’association a déjà reconstitué des scènes de guerre à la salle des fêtes de Vic-sur-Aisne pour marquer chacune de ces années, la continuité aurait pu se faire à l’Arsenal. « Tant pis, nous ferons quand même quelque chose mais on ne travaillera pas à Soissons ». Plus jamais apparemment… semblait-il dire il y a quelques jours.

 

Le conflit d’un point de vue archéologique

La décision qui a été prise par la Ville de Soissons est de présenter, en novembre 2017 l’exposition « De terre et d’acier, Archéologie de la Grande Guerre ». Accueillie par le palais du Tau à Reims jusqu’en mai dernier, elle se compose d’un parcours scénographique qui évoque les tranchées en quatre grandes parties : la guerre de position, la vie quotidienne des combattants, la mort quotidienne des combattants et l’archéologie en première ligne. Elle comprend 300 objets découverts sur le front de la guerre 1914-1918.

Cet aspect archéologique s’intégrerait ainsi parfaitement au site de Saint-Jean-des-Vignes, tout près du Centre de conservation et d’études archéologiques inauguré en 2013. Mais le propos de l’association est que son travail aurait touché de plus près les Soissonnais avec, notamment, des documents sur la vie des civils.

 

Les faits:

  • En octobre 1917, la bataille de la Malmaison a été un tournant dans la Grande Guerre, provoquant le repli des Allemands.
  • Soissonnais 14-18, association créée il y a trente ans pour valoriser ce qui reste de la ligne de front et cultiver le souvenir des combats. Des expositions ont été présentées à Vic-sur-Aisne en 2014 et 2015. Ses responsables auraient voulu s’installer au musée de Soissons en 2017.

 


Date de création : 26/08/2016 @ 10:08
Dernière modification : 03/09/2016 @ 08:51
Catégorie : Centenaire

Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


^ Haut ^