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Une maison pour vous accueillir - Le legs Roussel,
un point d'orgue

SOISSONNAIS 14-18

Association pour l’Inventaire

et la Préservation des Sites

a enfin sa maison pour vous accueillir.

L'achat a été réalisé grâce au legs Roussel.

 

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Parce que l’un de ses aïeux est mort pour la France à Confrécourt, un habitant du centre de la France a légué un appartement situé à Clermont-Ferrand à l’association Soissonnais 14-18 dont il était membre. Il souhaite aider au travail d'histoire et se dit satisfait des premiers résultats enregistrés. Ce legs a permis l’achat d’une maison en plein centre de Vic-sur-Aisne, en face du château pour créer une maison de la mémoire autour de la Grande Guerre.

Si la somme remise a permis l’acquisition du bien, elle est insuffisante pour financer les travaux, aussi Jean-Luc Pamart, qui préside l’association Soissonnais 14-18, fait appel aux dons et que ce soit auprès des adhérents ou des passionnés d’histoire soucieux que toutes les subtilités du front axonais ne soient pas oubliées, la collecte est engagée. L’objectif est d’organiser des expositions et de stocker les archives que possède Soissonnais 14-18. Il n’est pas exclu qu’une partie accueille une bibliothèque mais cela demande à être finalisé. On sait que l’association agit pour préserver un maximum de preuves du conflit. C’est ainsi qu’elle conserve des peintures, des sculptures réalisées au temps des combats. L’une d’elle a été mise au jour sur une maison à Sermoise.

Des recherches ont permis d’en identifier le signataire : Léon Lepeltier. Un moulage a été réalisé pour en conserver l’esthétique authentique. L’association conserve de nombreux moulages effectués au cours de ses campagnes de recherches et de mise en valeur du patrimoine. Jean-Luc Pamart n’exclut pas de présenter une sélection de ces moulages à Vic-sur-Aisne lorsque tous les travaux d’aménagement seront achevés.

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L'Union, 26 octobre 2016

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Fiche matricule de Henri Roussel (1889-1918),

conservée aux archives départementales du Puy-de-Dôme

 

Avant guerre, Henri Roussel exerce le métier de charron-forgeron à Issertaux (63) où il

demeure avec sa mère, son père étant décédé.

C'est un petit bonhomme de 1,58m au vis

 

age ovale, aux cheveux châtains et yeux bleus.

Il effectue son service militaire au 16e R.I. de Montbrison. Il y est incorporé le 1er octobre

1910. Il obtient la qualification de sapeur-ouvrier d'art le 25 octobre 1911. On le libère le 25

septembre 1912 avec un certificat de bonne conduite.

Un an plus tard, il s'installe à Saint-Étienne. C'est à ce domicile stéphanois qu'il reçoit

son ordre de mobilisation.

 

Il rejoint le 16e R.I. le 3 août 1914. Le 22 mars 1915, il passe au 73e R.I., puis au 70e R.I. le

27 septembre de la même année.

Le 30 avril 1917, son unité participe à l'attaque du Mont-Blond en Champagne. A cette

occasion, Henri Roussel obtient une citation à l'ordre du régiment qui lui vaut d'être décoré

de la croix de guerre avec étoile de bronze: «soldat énergique, blessé trois fois, a fait preuve d'une grande bravoure, particulièrement à l'attaque du 30 avril 1917».

Cette citation paraît le 7 août 1917 alors qu'il est affecté depuis le 24 mai au 71e R.I.

C'est au sein de ce dernier régiment que le soldat Henri Roussel est tué à Vingré le 2 juin 1918.

 

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La Grande Guerre aura sa maison à Vic-sur-Aisne grâce au souvenir d'un poilu

L'Union du 6 septembre 2016, par Laurence Picano

L'association Soissonnais 14-18 a reçu un legs de la part d’un homme dont l’ancêtre est tombé à Confrécourt. Il a permis l’achat d’une maison consacrée à la mémoire.

 

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Un lieu d’exposition et de la place pour les archives. Deux espaces précieux pour les passionnés d’histoire que sont les membres de Soissonnais 14-18. Cette association, qui fête ses trente ans dans quelques mois, va se les offrir en devenant propriétaire d’une maison. Et ce cadeau lui vient en fait d’un acteur de la Grande Guerre. « Un soldat tombé devant Confrécourt », raconte le président qui a découvert l’histoire en 2007 en recevant le courrier d’un notaire. Un certain M. Roussel léguait un appartement à Clermont-Ferrand à Soissonnais 14-18. Et pourquoi un tel geste ? En hommage à son aïeul, le fameux poilu. Depuis, le logement a été vendu et des recherches ont été faites pour trouver la maison idéale. C’est chose faite à Vic-sur-Aisne depuis quelques semaines, comme Jean-Luc Pamart l’a annoncé dans l’Echo du plateau, le journal de ces historiens. « Pour une association ce n’est pas rien d’être propriétaire. Nous avons un patrimoine », se félicite le président qui a donc fait un appel aux dons. Car si la somme héritée à couvert les frais d’achat, elle ne peut pas de permettre les travaux à réaliser.

« Nous avons déjà la moitié de la somme », s’enthousiasme le président, touché de recevoir des chèques allant jusqu’à 1 000 €, notamment de membres de l’association qui habitent dans toute la France. Ce monsieur Roussel était membre, même si Jean-Luc Pamart ne le connaissait pas. « Il est venu à une assemblée générale » témoigne le président qui a noté cette information dans ses tablettes.

Grâce à cet homme, il pourra non seulement organiser, en permanence, différentes expositions dans une salle vouée à ce rôle mais aussi mieux stocker les archives de l’association. Jusqu’à présent, le président utilisait son ancien domicile, la ferme où il exerce toujours son activité d’agriculteur. Située à quelques centaines de mètres de la Croix-Brisée et de la carrière de Confrécourt, elle permettait d’accueillir les nombreuses familles à la recherche de leurs ancêtres disparus pendant 14-18. Qui sait ? Une bibliothèque les accueillera sans doute dans les futurs locaux aménagés par les bénévoles ?

Contact : Ferme de Confrécourt, 02290 Nouvron-Vingré. Tél. 03 23 55 17 18. Dons déductibles des impôts à hauteur de 66 %

 

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Le petit-fils de Poilu lègue 100 000 euros

L'Union, publié le jeudi 18 février 2010 par Ludivine BLEUZÉ

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Le petit-fils d'Henri Roussel a couché l'association sur son testament. Le président Jean-Luc Pamart, ne s'attendait pas à une telle nouvelle en décrochant son téléphone.

L'association Soissonnais 14-18 vient de toucher un héritage. Le descendant d'un Poilu l'a désignée comme légataire.

UNE belle histoire. Elle commence en 2004. Jean-Luc Pamart, le président de l'association Soissonnais 14-18, à Nouvron-Vingré, s'en souvient comme si c'était hier : « L'une de nos missions est d'accueillir les familles de ceux qui ont combattu ici. Le hasard veut qu'un monsieur de Clermont-Ferrand cherche son grand-père qui a combattu dans le village de Vingré et qui est enterré au cimetière militaire de Vic-sur-Aisne. »
Yves Roussel, petit-fils d'Henri, soldat à la 5e compagnie du 71e régiment d'infanterie, visite, avec un guide, Vingré et Confrécourt, sur les traces de son aïeul. Il sait désormais que le 2 juin 1918, au petit matin, l'ennemi attaque vers Vingré après un bombardement qui dure de 4 heures à 7 h 30.
Le régiment fait face à de nombreuses tentatives d'infiltrations. À 18 heures, les dernières attaques sont arrêtées. C'est ce jour-là qu'Henri Roussel meurt pour la France.
Peu de temps après cette visite, l'association s'aperçoit qu'elle compte un nouvel adhérent dans ses rangs.
Le petit-fils du Poilu en était sorti retourné, comme cette terre - jadis champ de bataille - que cultive aujourd'hui Jean-Luc Pamart.
« On ne l'a jamais revu et le lien qu'il y avait entre lui et l'association, c'était notre journal trimestriel qu'il recevait », note le président de l'association.
« Judicieuse »
Survient une annonce inattendue, inespérée, en septembre 2006. « Je reçois un coup de téléphone d'un notaire de Clermont-Ferrand. Il m'annonce qu'Yves Roussel est décédé. Il n'a pas d'héritier et il nous lègue tout ce qu'il a, à nous et à une association de lutte contre la violence routière. » L'événement secoue Jean-Luc Pamart : « Je ne pouvais pas imaginer ça. On hérite bien de temps en temps d'un casque, d'un tableau, de médailles, mais ça ! Je n'en ai pas dormi de la nuit. »
Dans son testament, le Clermontois cède deux studios à l'association Soissonnais 14-18. « Nous nous sommes d'abord renseignés pour savoir s'il n'existait pas un petit-neveu. » Comme l'association n'est pas reconnue d'utilité publique, 60 % de cet héritage devait revenir à l'État. « Le préfet de l'Aisne a accepté que l'État n'intervienne pas, mais, à charge pour nous que ce legs revienne à la communauté par une utilisation judicieuse. Nous avons vendu les deux studios et le notaire vient de solder les comptes. Nous avons 100 000 euros. »
Qu'en faire ? Deux réunions se sont déjà tenues pour trouver des pistes. « Nous allons prendre le temps de la réflexion. » Le legs Roussel aidera à perpétuer le quotidien du soldat des tranchées, c'est une certitude.

 

 

 

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Date de création : 08/11/2016 @ 21:49
Dernière modification : 09/11/2016 @ 20:41
Catégorie : Une maison pour vous accueillir

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