Fusillés - Au revoir là-haut, les derniers mots des fusillés de l'Aisne

"Au revoir là-haut", un film

mais aussi les derniers mots des fusillés de l'Aisne

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Courrier picard

Le prix Goncourt de Pierre Lemaître, devenu un film d’Albert Dupontel, sort ce mercredi. Il a pour titre les derniers mots d'un fusillé de Vingré, dans l’Aisne, en 1914.

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Dans le village de Vingré, les photographies et les dernières lettres des six fusillés figurent sur les murs en pierre blanche.

 

Au revoir là-haut, c’était au départ un livre couronné par le prix Goncourt (2013). Ce fut ensuite une bande dessinée. C’est désormais le film événement d’Albert Dupontel, librement adapté du livre du romancier Pierre Lemaître, qui sort ce mercredi 25 octobre.

L’histoire concerne l’immédiat après-guerre 14-18, ses souffrances, ses gueules cassées et une arnaque aux monuments aux morts. Le film est « une fresque tout public avec une mise en scène virtuose », selon le Journal du dimanche. Et la distribution est pour le moins prometteuse avec, outre Albert Dupontel, Nahuel Perez Biscayart, Laurent Lafitte et Niels Arestrup. Si l’histoire du film (comme du livre) n’y fait pas référence, le titre Au revoir là-haut est la reprise des derniers mots d’un fusillé de Vingré (Aisne), au sud de Soissons, le 4 décembre 1914. À quelques heures de son exécution, Jean Blanchard, l’un des fusillés écrivant à son épouse, couche ainsi ces mots sur une feuille de papier humide: « Je ne crois pas avoir mérité ce châtiment, pas plus que mes malheureux camarades… Au revoir là-haut ma chère épouse ». Le livre et le film évoquent la Grande boucherie et les désillusions de ses survivants. Et le titre unique de cette double œuvre littéraire et cinématographique est l’occasion de se souvenir en particulier des six fusillés de Vingré, réhabilités en 1921, ce qui leur a fait une « bien belle jambe » à ces malheureux. Lire Au revoir là-haut est émouvant. Voir le film sera certainement très touchant. Mais s’arrêter à Vingré et lire les lettres des poilus sur les murs de pierre blanche des maisons, est terriblement poignant. Même plus de cent ans après que les soldats Blanchard, Durantet, Floch, Gay, Pettelet et Quinault soient partis là-haut.

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Date de création : 01/11/2017 @ 22:08
Dernière modification : 01/11/2017 @ 22:37
Catégorie : Fusillés

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