Mémoire - Le tragique destin de Camille Philippon mort à Confrécourt

LE TRAGIQUE DESTIN DE CAMILLE PHILIPPON MORT AUX COMBATS DE CONFRECOURT LE 20 SEPTEMBRE 1914

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Le Progrès,11 novembre 2017

 

Chaque commémoration du 11 novembre nous ramène au sort tragique de ces malheureux Poilus tombés au champ d’honneur. Pour le Baldomérien Camille Philippon, les combats de la ferme de Confrécourt ont signé son arrêt de mort le 20 septembre 1914.

Il avait 28 ans. Il ne devait plus revoir ses deux filles ni son fils. Quant au dur travail de sa ferme, il incomberait désormais à son épouse Louise. Celle-ci accoucha en mai 1915 d’une autre fille, la petite Maria, qui n’aura jamais connu son père. La Veauchoise Jeanine Besson, petite-fille de Camille, se rappelle avec émotion ses trois visites sur les lieux de la bataille qui, en quelques jours, décima quatre compagnies sur huit du 216e régiment d’infanterie de Montbrison dont faisait partie Camille.

 

Camille n’avait eu le temps d’envoyer à sa femme qu’une seule carte postale.

« Nous avons été chaleureusement reçus par l’association des Soissonnais 14-18. Nous nous sommes recueillis devant le monument de la croix brisée. La ferme bombardée par les Allemands est restée à l’état de ruines, envahie aujourd’hui par des arbres. Les champs environnants ont été rendus à la culture ». Les cultures, en septembre 1914, les combattants n’ont pas eu le loisir de les contempler. De la mitraille, des bombardements, des obus comme s’il en pleuvait, des morts et des blessés à chaque pouce de terrain, voilà ce que les soldats ont connu, pour ceux qui ont survécu, du 16 au 21 septembre. Il faut dire que cette ferme de Confrécourt, domaine agricole modèle situé dans l’Aisne, forteresse fondée en 893 par des moines sur un promontoire, représentait un point stratégique convoité par les Allemands. Mais les affrontements meurtriers n’aboutirent qu’à une longue guerre de position. La guerre, pour la famille Besson, c’est un vilain mot qu’on ne devrait pas voir dans le dictionnaire.

« Ma mère est morte quand j’avais 11 ans, confie Jeanine. C’est mon père qui a commencé à me parler de Camille. Mais c’est l’album de ma grand-mère Louise qui nous a révélé le plus de détails. A travers les cartes postales écrites du front par Claude Philippon, le frère de mon grand-mère, et par d’autres membres de la famille, nous avons pu retrouver la saga familiale et découvrir que les quatre enfants de mon grand-père se sont rendus en pèlerinage à la ferme de Confrécourt ». Camille, lui, n’avait eu le temps d’envoyer à sa femme qu’une seule carte postale où il lui écrivait de bien faire l’ouvrage comme il faut et de ne pas l’attendreSources : Famille Besson et les Amis de Veauche-en-Forez

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Date de création : 27/12/2017 @ 23:38
Dernière modification : 27/12/2017 @ 23:41
Catégorie : Mémoire

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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Isabelle le 27/12/2017 @ 23:45

A l'attention de Jean-Luc Pamart - Soissonnais 14 18 

Bonjour,

Nous avons passé deux journées dans l'Aisne début octobre. Nous avons lu deux articles sur le Progrès de la Loire le 11 novembre 2017.

Plein de souhaits pour vous, votre famille et  votre association.

Bonne fête de Noël.

Cordialement.  

A. et D. B.


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