N°94 de janvier 218 - Téléchargement

 

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et vous ne pourrez le consulter entièrement ici que lors de la parution du n°95.

 

En avant-première tout de même cet éditorial de Jean-Luc Pamart:

 

 

Désabusé...

 En ce début d'année qui marquera la fin du Centenaire, il y aurait bien des raisons d'être désabusé.

Désabusé, parce que notre exposition à Vic sur Aisne consacrée à 1917 n'a pas reçu - sauf exception notable -un véritable soutien des collectivités tandis que les médias n'ont pas fait ressortir l'originalité et la richesse de notre nouvelle scénographie. A croire que le Centenaire s'est terminé en 2014.

Désabusé par certains visiteurs arrivant à l'exposition et rechignant à donner une petite pièce de 2€ pour entrer. Tout doit être gratuit !!!

Désabusé de constater que beaucoup préfèrent assister à un spectacle avec des figurants déguisés en soldats jouant à la guerre. Ils sont partout lors des commémorations, défilant sans ordre.  Cela me choque lorsque je pense à mon grand-père et à ses camarades, mais aussi à mon fils militaire qui part en mission au Mali. Vraiment  ce monde est devenu déroutant...

Désabusé que les dirigeants de la Société Gurdebeke n'honorent pas la parole donnée par leur père en 2001 et agissent pour étendre la décharge de Moulin sous Touvent en remettant en cause l'inscription de la butte des Zouaves. Pauvres Tirailleurs, Zouaves,..., enfouis sous nos déchets.

Et je ne parle pas des projets éoliens que les industriels allemands souhaitent installer sur nos champs de bataille. Prolongement de l'histoire ?

Désabusé encore par les choix de sites à inscrire à l'Unesco sans aucune concertation avec les Associations locales et sans aucun lien avec le vrai champ de bataille. Nous étions pourtant au début de ce projet, pensant naïvement que l'on proposerait des sites de combat encore existants (tranchées, forts, carrières ...). Et voilà que l'on sélectionne des nécropoles sans vrai critère de choix...

Néanmoins, il est exclu que nous cédions au pessimisme car nous sommes portés par vos constants encouragements et stimulés par votre indéfectible soutien. Nous étions là avant que ne commencent les rares et médiatisées commémorations nationales et nous resteront présents, et bien présents, quand le livre officiel sera définitivement fermé. Nous n'oublierons pas que la Grande Guerre a été une tragédie dont ne se sont jamais vraiment rétablis ni le pays  ni les familles meurtries.

Alors, à notre humble échelle, vivons et faisons revivre cette dernière année du Centenaire comme d'habitude avec passion et désintéressement. Après, il faudra continuer envers et contre tous et préparer l'après Centenaire avec une équipe renouvelée.

Tous mes vœux 2018.

Jean Luc Pamart


Date de création : 12/02/2018 @ 21:25
Dernière modification : 12/02/2018 @ 21:25
Catégorie : N°94 de janvier 218

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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par castelnau le 29/03/2018 @ 15:14

Votre Président me semble courageux dans ses propos ...,

je sais qu ' il est  "paysan" comme moi !

C 'est utile de persévérer !

DDC


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