Cérémonie du 11 novembre 2014 - Gonzague Teilhard de Chardin

CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE

Hommage à tous les morts pour la France

en particulier GONZAGUE TEILHARD DE CHARDIN

avec l’Association « SOISSONNAIS 14-18 »

11 NOVEMBRE 2014

à Confrécourt – 02290 NOUVRON-VINGRE

 

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Photographie de Gonzague Teilhard de Chardin issue des archives familiales (transmise par sa petite-nièce, Marie Bayon de La Tour)

GONZAGUE TEILHARD DE CHARDIN, frère de Pierre Teilhard (jésuite, scientifique), soldat au 305ème Régiment d’Infanterie, tué à FONTENOY (Aisne), le 12 novembre 1914, à l’âge de 21 ans.


Programme :

9h15 - Rendez-vous des participants à la Ferme de Confrécourt, 8 rue des Tilleuls, 02290 Nouvron-Vingré

9h30 - Marche vers le village de Vingré, avec un premier arrêt au monument commémoratif de la Croix Brisée. Historique des combats de la Grande Guerre dans ce secteur par Jean-Luc Pamart, Président de l’Association Soissonnais 14-18 et auteur de l’ouvrage « Le paysan des poilus », édité chez Equateur poche.

Lecture d’un texte du Père Teilhard de Chardin.

Descente vers le lieu de mémoire de Vingré, où ont été fusillés « pour l’exemple » le 4 décembre 1914 six soldats injustement accusés de lâcheté, à la suite de l’attaque suicidaire du 12 novembre 14, qui a coûté la vie, parmi tant d’autres, à Gonzague Teilhard de Chardin.

 

11h - Courte cérémonie au Monument des Fusillés, en présence du Maire de la commune.


12h15 - Pique-nique à la Ferme de Confrécourt

 

13h30 - Marche vers le « Monument de Première Ligne », sur le plateau de Confrécourt, qui marque l’emplacement de la tranchée française de première ligne. C’est de là qu’est partie l’attaque du 12 novembre 1914, fatale à Gonzague.

Sur place, description de la situation militaire en 1914 sur le plateau par Jean-Luc Pamart, puis évocation de la courte vie de Gonzague, et de son parcours pendant la Grande Guerre,  par Emmanuel du Passage, son petit-neveu. Sera aussi évoquée la mémoire des frères de Gonzague (Pierre, Gabriel, Joseph, Victor) qui ont combattu dans le Soissonnais. Le capitaine Olivier Teilhard de Chardin (23 avril 1887 – 3 mai 1918) du 253ième RAC est également mort pour la France au Mont Kemmel en Belgique. .

 

Retour à la ferme pour prendre les voitures, et départ pour le site de la carrière de Confrécourt.

 

15h - Visite guidée de la carrière de Confrécourt, refuge des soldats français pendant une grande partie de la guerre, et qui recèle de magnifiques sculptures et graffiti.

 

15h30 - Messe dans la carrière, célébrée par le Père Olivier Teilhard de Chardin, petit- neveu de Gonzague, sur l’autel ornementé de la chapelle du Père Doncoeur,  jésuite, aumônier militaire pendant la Grande Guerre et figure emblématique des débuts du scoutisme catholique en France.

17h - Fin de la manifestation proprement dite, mais une exposition organisée par l’Association « Soissonnais 14-18 » et présenté à VIC-SUR- AISNE reste ouverte jusqu’à 18 h.

Remarques :

  • Cette journée est organisée avec le concours de l’Association « Soissonnais 14-18 » (www.soissonnais14-18.net).
  • On ne peut pas s’asseoir dans la carrière, ceux qui le souhaitent devront prévoir des mini-

sièges ou des cannes de battue. La carrière a une température – invariable – de 10 °C…

  • Il faut apporter son pique-nique pour le déjeuner
  • L’après-midi il est possible de prendre sa voiture pour aller vers le monument de Première Ligne, qui est au bord de la route. Les courageux s’y rendront par les champs…
  • L’exposition de VIC-SUR-AISNE est ouverte toute la journée, de 10 h à 18, du 13 septembre au 7 décembre 2014.

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Photographie de Gonzague (debout, le premier à gauche) au 105ème RI

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fiche Mémoire des Hommes

 

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détail fiche Mémoire des Hommes mentionnant le décès le 12 novembre 1914 à Fontenoy

 

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JMO du 305e RI à la date du 12 novembre 1914

 

La commémoration du 11 novembre 2014 donna lieu à l'écriture d'une courte biographie:

Vous pouvez la télécharger ICI (transmise par son petit-neveu, Emmanuel du Passage)

 

Vous y trouverez, entre autres, son récit adressé dans une lettre à son frère Joseph le 30 octobre, où il évoque l’attaque générale de la 63e Division, dont dépend son régiment. Le 305e RI avait pour mission d’enlever une redoute située à 2km au Sud-Ouest de Nouvron :

« Branle-bas à 1h. Manière d’attaque générale. A 6h nous nous défilons dans les betteraves sous les balles des mitrailleuses qui sifflent comme de gros bourdons. L’artillerie embrase les 4 coins du ciel ; notre feu est extrêmement vif. Finalement nous arrêtons à une tranchée de 1ère ligne. On aurait avancé. Fusillade toute la nuit. »

 

Vous y trouverez également, par exemple,le récit de l’attaque, consigné dans le Journal des Marches et des Opérations du 305e RI qui le 12 novembre 1914, évoque la nouvelle attaque générale française. Le 305e Régiment d’Infanterie avait pour objectif d’enlever le saillant du bois situé au sud de Nouvron.

« A 8h précises, au signal donné par les tambours et clairons, les 4 sections de tête franchissent sans hésitation leur gradin respectif et se portent résolument à l’avant ; elles sont tout de suite soumises à un feu violent de mitrailleuses, 10 hommes sur 14 de l’escouade de tête tombent en quelques minutes; devant ces pertes impressionnantes, la section tout entière s’arrête après avoir franchi environ 30 m à l’avant de la tranchée ; la section de gauche est arrêtée à son tour après avoir gagné environ 50m. A ce moment les sections de 2ème ligne de cette même unité sont au sommet du gradin qui devient l’objectif des mitrailleuses ennemies et les files de tête tombent sur le parapet même de notre tranchée, arrêtant le mouvement de celles qui suivent… 

L’attaque est reprise à 11h, dans les mêmes conditions que le matin ; les dispositions sont prises en conséquence, mais l’élan primitif est brisé, le feu ennemi est immédiatement concentré sur les points de notre tranchée où apparaissent nos troupes et la progression est impossible.

Le Commandant constate les insuccès de cette 2ème attaque et suspend l’opération. »

 

A 16h30, il est pourtant décidé une troisième attaque sur la tranchée allemande, par le 321ème RI, appuyé par le 305ème RI. Le Journal des Opérations indique sobrement « qu’elle n’a pas complètement réussi »…

 

Le bilan des attaques du 12 novembre est très lourd. Il se solde par 81 morts (avec 133 blessés et 8 disparus) dans le régiment. Parmi les tués se trouve Gonzague TdC et Alfred Victor Joubert.

 

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Photographies du 11 novembre 2014

 

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PROLONGEMENT 2018

AUX COMMEMORATIONS 2014

Au gré des rencontres, notamment lors de l'assemblée générale de Soissonnais 14-18 à Chaudun en février 2018, monsieur André Peltre sollicitait la dédicace d'un livre adressé à Monsieur Gérald Joubert:

"en hommage à votre grand-père tué le 12 Novembre 1914 dans ma terre de Confrécourt, jour où disparaîtra Gonzague Teilhard de Chardin".

L'échange nourri découlant de ce fait anecdotique a conduit à mettre en évidence, une nouvelle fois dans l'histoire de l'association, une drôle de quête pour les familles endeuillées à la guerre:

LA FAMILLE D'ALFRED VICTOR JOUBERT A CONNU DES ANNONCES DIFFERENCIEES DE LA DATE DE SON DECES.

 

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Photographie (original: 33 cm x 40cm) d'Alfred Victor Joubert transmise par son petit-fils Gérald Joubert

 

Les documents, dits officiels (comme l'indexation établie par le Ministère des Armées), ci-dessous, peuvent permettre d'en rendre compte.

 

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 Fiche Mémoire des Hommes

 

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Détail fiche Mémoire des Hommes mentionnant le décès le 20 septembre 1914 au lieu du 12 novembre 1914 à Fontenoy (correction sollicitée le17 mars 2018 auprès du service)

 

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Annotation fiche Mémoire des Hommes mentionnant la correction du bureau de recrutement mais non encore celle de la date du décès (une demande en ce sens vient d'être établie le 17 mars 2018)

 

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Fiche du registre matricule du bureau de recrutement de Lyon Sud pour la classe1901 (archives départementales du Rhône)

 

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Détail de la fiche du registre matricule du bureau de recrutement de Lyon Sud pour la classe1901 (archives départementales du Rhône) mentionnant bien le décès en novembre 1914, mais à la date du 20 novembre à Vingré  dans la Marne [sic] au lieu du 12 novembre 1914 à Fontenoy

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JMO du 42e RI à la date du 12 novembre 1914

 

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Détail du JMO du 42e RI à la date du 12 novembre 1914 mentionnant bien le décès.

 

Le JMO, tenu au jour le jour et identifiant les tués paraît, en effet  plus fiable que les transcriptions ultérieures dans les registres; cette date du 12 novembre semble donc la plus authentique.

La famille, qui n'a pas de tombe où repose son ascendant (le corps n'a jamais été retrouvé) peut ainsi laisser derrière elle l'incertitude autour de la date de décès.

 

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Date de création : 25/02/2018 @ 20:55
Dernière modification : 21/05/2018 @ 09:09
Catégorie : Cérémonie du 11 novembre 2014

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Réactions à cet article


Réaction n°4 

par jacques_72 le 16/05/2018 @ 18:55

Travail remarquable effectué par les bénévoles de Soissonnais 14-18 qui oeuvrent
pour la mémoire des disparus de la Grande Guerre et la recherche précise des
faits historiques.


Réaction n°3 

par Emmanuel_du_Passage le 11/05/2018 @ 16:31

Bonjour,

 Un grand merci pour votre message sur les commémorations de 2014.
Je vous joins le texte sur Gonzague que j'avais préparé pour la circonstance. Je recherche quelques photos de la journée dans mes archives et vous adresse sa photographie au 105ème RI.

Un grand merci pour ce reportage, ô combien émouvant pour nous.

 

Bien cordialement,

Emmanuel du Passage

Petit-neveu de Gonzague Teilhard de Chardin


Réaction n°2 

par Marie Bayon_deLaTour le 19/03/2018 @ 11:17

Voilà la reproduction prélevée dans nos archives familiales. Il y a hélas peu de photos de Gonzague en soldat.
Cette "rencontre" entre nos deux ancêtres est émouvante. Il se trouve que nous avions plusieurs « ponts », et ces décès communs nous rapprochent encore plus !


Merci de votre travail qui m'intéresse vivement...
 

Bien amicalement
Marie Bayon de La Tour,
Petite-nièce de Gonzague Teilhard de Chardin
Secrétaire Générale de l'association des neveux du Père Teilhard de Chardin


Réaction n°1 

par Gerald_Joubert_ le 16/03/2018 @ 16:29

Je viens de recevoir l’ouvrage de Jean Luc Pamart, sa dédicace m’a beaucoup touché:

” en hommage à votre grand-père tué le 12 Novembre 1914 dans ma terre de Confrécourt, jour où disparaît Gonzague Teilhard de Chardin”. 

  Je vous prie de lui transmettre mes chaleureux remerciements. Jamais je n’aurais pensé qu’un jour je saurai où  et quand précisément mon grand-père  Alfred  Victor Joubert avait vécu ses derniers instants... lui qui, comme tant d’autres, avait quitté son épouse, son fils de 3 ans, mon père André Victor, son entreprise de fabrication de tulle qu’il avait créé  et ... Lyon – Ecully, sa ville. Pour mon père et dans notre famille la guerre de 1914 est restée “sacrée” et notamment bien sûr  le 11 novembre, ce jour, où nos aînés ont dû alors avoir des sentiments  paradoxaux, entre la joie de la fin de ce carnage.. et cette peine infinie, irrépressible, sans consolation, devant le martyr de tous ces soldats .. bien souvent “soldats, malgré eux “.  Il  me reste, avec mon épouse  Elisabeth,  à “ rencontrer “, si j’ose dire, cette terre.

Grand merci.

  Gérald Joubert


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