Mémoire - Les préparatifs du centenaire

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Jean-Luc Pamart devant l'ordre de mobilisation générale. La Grande Guerre est bien inscrite dans la vie quotidienne des Axonais.

 

Les passionnés de la Der des Ders préparent le centenaire du conflit

VIC-SUR-AISNE (Aisne) Des passionnés de la Grande Guerre ne veulent pas perdre la prochaine bataille de la mémoire avec le centenaire du premier conflit mondial. Situés près de Vic-sur-Aisne, ils se mobilisent dès à présent.

 

ENTRE l'Oise et le sud de l'Aisne, il n'y a pas de guerre de tranchées. Les élus du canton d'Attichy (Oise) souhaitent en 2014 célébrer le centenaire de la Première Guerre mondiale avec une mise en valeur de leur patrimoine. Près de Vic-sur-Aisne, cette initiative suscite l'enthousiasme.
Président de l'association Soissonnais 14-18, Jean-Luc Pamart se sent pleinement concerné à la suite de recherches effectuées par des étudiants de l'UTC de Compiègne. L'occasion pour lui de brandir et de promouvoir l'idée de musée de territoire.
« Il y aura des entrées multiples avec la possibilité de le parcourir », annonce-t-il. Plutôt que de se focaliser sur un lieu, c'est donc tout un ensemble d'endroits qui seront concernés.
Dans le canton de Vic-sur-Aisne, un circuit permettra de découvrir les carrières de Confrécourt accueillant de nombreux dessins de combattants, Vingré et ses fusillés pour l'exemple, et puis un circuit rappelant l'emploi de chars Renault à partir de juin 1918, près de Saint-Pierre-Aigle, Dommiers, et Saconin-et-Breuil.
Jean-Luc Pamart rappelle que la clairière de l'Armistice à Rethondes accueille 100 000 visiteurs par an. Il espère qu'une partie d'entre eux sera incitée à gagner l'Aisne voisine grâce à divers circuits (pédestres, en voiture, à cheval, en VTT). Le projet lui permet de formuler cette observation en forme de mise au point. « Dans le département, la Grande Guerre ne se réduit pas au Chemin des Dames et à l'année 1917. »
C'est dit. Et pas question de considérer le sujet de la Grande Guerre comme un simple vestige du passé. « Le conflit m'éclaire sur la vie de ma terre. Il y a trop de paysans qui sont morts ici. Mes champs de blé sont encore un charnier », observe-t-il gravement en mesurant que le premier conflit mondial est une source inépuisable de réflexions et de leçons.
« Ils sont tous morts et étaient tous camarades », dit-il à propos de tombes symbolisant l'engagement de croyants et d'athées. Il souhaite vivement que la population accepte de participer à ce grand projet de valorisation de notre territoire et se montre optimiste. « Les pèlerins de la mémoire sont de plus en plus nombreux », conclut Jean-Luc Pamart.

Source Journal L'Union du  jeudi 28 juillet 2011
 

 


Date de création : 20/06/2012 @ 14:19
Dernière modification : 28/06/2012 @ 22:28
Catégorie : Mémoire

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