Les Carrières - Carrières de Confrécourt

 

Carrières de Confrécourt / À la découverte du soldat artiste

Article paru le 04 avril 2010                            

 

logo.gif

 

L'association Soissonnais 14-18 guide les visiteurs sur les traces des soldats artistes, aux carrières de Confrécourt, à Nouvron-Vingré. C'est aujourd'hui.

UNE belle Marianne sculptée de profil dans la pierre, dans la paroi des carrières de Confrécourt. « Quand je suis arrivé ici en 1985, des collectionneurs étaient en train de la découper pour l'emmener », raconte Jean-Luc Pamart, président de l'association Soissonnais 14-18. Cette année-là, l'association est créée pour sauvegarder l'unité du lieu « et tout ce qu'on a découvert autour ».
Emporter un bas-relief taillé par un poilu dans la pierre à quelq
ues pas du champ de bataille, c'est comme déchirer une page d'un livre.

Confrecourt_Entree.jpg
L'entrée de la carrière où les soldats trouvaient refuge. 
Marianne_JL_Pamart.jpg
Pour Jean-Luc Pamart, président de l'association Soissonnais 14-18, « c'est un lieu magique ». 

Archives

À Nouvron-Vingré, ce site s'ouvre comme un vrai recueil de témoignages qui se visite. L'association propose, le premier dimanche de chaque mois, d'en découvrir les richesses artistiques des soldats. Ce sera le cas aujourd'hui. Le rendez-vous est fixé à 15 heures, au monument de la croix brisée, à deux pas des fermes de Confrécourt, l'ancienne en ruine, du XIVe siècle détruite lors des combats de 1914, et la nouvelle sur le plateau.

C'est donc là, dans les carrières creusées en contrebas pour construire la ferme dont les fortifications se dressent encore, que les poilus trouvaient un peu de repos. « Nous sommes à 600-700 mètres des tranchées et du champ de bataille. C'est un abri providentiel », souligne Jean-Luc Pamart. L'une servira de casernement, l'autre d'hôpital.
Après un passage en première ligne, les soldats quittent le front pour reprendre leur respiration aux carrières. Là, ils se sont exprimés dans la pierre. Des Marianne, des blasons, des autels. Ici un vigneron a pressé son imagination pour en faire jaillir, feuilles et grappes minérales qui courent le long du mur. Là, un hommage rendu au sergent Guitard « tué à ce poste le 27 janvier 1916 », à l'entrée de la carrière du premier zouave. Tout au fond, une superbe chapelle à côté de laquelle s'élance un escalier. « Il fait 28 mètres. Il arrive dans mon champ, le champ de bataille. Les soldats montaient la peur au ventre, chargé comme des baudets. C'était l'enfer là-haut », note Jean-Luc Pamart.
Pour les spécialistes « d'avoir autant de noms, de détails, tous les grades, c'est très intéressant. On n'a pas besoin d'aller dans les archives. On vient ici. »


Ludivine BLEUZÉ

Visites des carrières de Confrécourt, chaque premier dimanche du mois, de mars à septembre. Rendez-vous à 15 heures devant le monument de la Croix-Brisée. deux euros par personne. Contact : Soissonnais 14-18, ferme de Confrécourt, Nouvron-Vingré. 03.23.55.17.18.

Source: Journal L'Union

 


Date de création : 28/06/2012 @ 19:04
Dernière modification : 30/06/2012 @ 11:51
Catégorie : Les Carrières

Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


^ Haut ^